jeudi 20 octobre 2011

FRANCOIS POYET LIVE ACTION

Pour les noctambules, François Poyet donnera un concert aux Caves du Chapelais (7 rue du chapelais, Paris 17) entre 22h et 6h du matin le vendredi 21 octobre ; true underground sound for letters lovers !

mardi 18 octobre 2011

ELECTION 2012 EN PERSPECTIVE, PLAIDOYER POUR UNE SOCIETE OUVERTE : INNOVATION, LIBRE-ECHANGE VERSUS PROTECTIONNISME

"On peut oberver ce principe de diminution de la mobilité concuremment à la croissance et à la complexité dans toutes les organisations humaines. (...) C'est ainsi quà mesure que l'organisation industrielle s'aggrandit, elle doit devenir moins flexible , jusqu'aux derniers stades auxquels elle devient hostile à l'invention, à l'esprit d'entreprise, à la concurrence et au changement. Le seul idéal qu'elle reste capable d'envisager est celui de la stabilité.
Ce rétrécissement des objectifs concurremment à un accroissement de la complexité est le propre des bureaucraties . On le retrouve dans le gouvernement et les sociétés anonymes, dans les armées, dans les églises et dans les universités. Plus l'organisation est compliquée, plus elle doit renoncer à toute autre ambition que celle d'assurer sa propre subsistance.


Ce n'est donc pas un hasard que les mots d'ordre politiques de l'époque récentes ont été : PROTECTION, STABILISATION, SECURITE de la production, du temps de travail, des procédés, des marchés, des salaires, des prix, de la qualité. On croit généralement que l'organisation de la stabilité était nécessaire pour lutter contre le "chaos" de la concurrence ; la vérité est qu'il est devenu nécessaire de stabiliser parce que l'organisation était devenue trop compliquée. Au fur et à mesure que les nations modernes ont adopté le protectionnisme, ont permis la création d'énormes organismes industriels, ayant des immobilisations considérables et de gros frais généraux, des salaires et des heures de travail immuablement fixés par la loi ou par contrat, des prix et des tarifs immuablement fixés par des commissions ou des cartels, il ne s'est plus agit d'accroitre la richesse au moyen D INVENTIONS ET D ENTREPRISES NOUVELLES, ni de vaincre la concurrence. Il s'est agi de stabiliser au niveau de productivité, de variété et de technique existant.


C'est pourquoi bien des gens se sont mis à croire que l'importation de marchandises moins chères est une menace, que le progrès technique est un desastre, que produire davantage c'est gagner moins . Ils ont la conviction que s'ils pouvaient fermer les ports et élever autour de leur métier une muraille de chine assez haute, faite de sociétés, holdings, de fusions, de cartels de vente, d'ententes entre producteurs, de licences, de contingents, de lois ouvrères et de contrats collectifs, UNE MURAILLE ASSEZ HAUTE POUR BARRER LE PASSAGE AUX IDEES NOUVELLES, AUX METHODES NOUVELLES, AUX HOMMES NOUVEAUX, A LA MAIN D OEUVRE NOUVELLE, ils jouiraient des bienfaits de la stabilité. Assurément , une société qui se donne une organisation complexe est obligée de continuer à s'organiser jusqu'à la rigidité, de rechercher la stabilité parce qu'elle ne peut plus avancer. Elle doit imiter le mollusque qui, ne pouvant ni marcher, ni nager, ni voler, n'a que de faibles ambitions et paraît jouir d'une existence raisonnablement stable et abritée".
Walter lippman, La Cité libre, 1938